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Les objectifs de ce site sont la prévention du secouement et de ses récidives ainsi que le respect des droits de l’enfant.

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  • Tomber de la table à langer est-il plus grave pour l’enfant que le secouement ?

    Non. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas éviter les chutes ! Il ne faut jamais laisser l’enfant sans surveillance sur une table à langer.
  • Les lésions du secouement peuvent-elles être aussi produites par le jeu ?

    Il n’a pas été retrouvé dans la littérature ni dans l’expérience des experts de l'audition publique de cas de traumatisme crânien avec hémorragies rétiniennes ou avec HSD survenu à l’occasion d’un jeu. Les études biomécanisques vont également dans ce sens avec des forces engendrées par le jeu bien inférieures, sans aucun rapport (<1/20), au seuil lésionnel connu de l’adulte. Enfin, les vidéos comparant les mécanismes du jeu et du secouement indiquent des mouvements de tête très différents selon le mécanisme : de faible amplitude et physiologiques pour le jeu, de forte amplitude et non physiologiques pour le secouement. Jouer n'est pas secouer !
  • Le secouement constitue-t-il dans tous les cas une infraction pénale ?

    Le secouement constitue toujours une infraction pénale. En tant que sujet de droit victime d’une infraction pénale, l’enfant ayant été secoué a le droit : à être reconnu et traité comme la victime d’une infraction pénale, à connaitre les faits générateurs des lésions subies, à être représenté, à être assisté par un défenseur, à être indemnisé.
  • Volontaire ou involontaire ? Violence ou maltraitance ?

    Certains termes et notions n’ont pas les même sens selon les champs professionnels médical et juridique ce qui est source de malentendus et d’incompréhension. Lorsque dans le langage courant on dit « il ne l’a pas fait exprès », on a à l’esprit les conséquences de l’acte plutôt que l’acte lui-même. Ceci peut même amener certains à confondent maltraitance et malveillance et à penser que le secouement ne constitue pas une maltraitance. La loi, quant à elle, dissocie la volonté de l’acte de secouement de celle des conséquences de l’acte. Un adulte qui secoue un bébé pour le faire taire, commet un acte volontaire puisque c’est lui seul qui a voulu l’acte. Le terme maltraitance utilisé couramment n’existe pas dans les textes de loi. La loi du 5 mars 2007 parle d’enfant en danger et non d’enfant maltraité, les autres lois parlent de violence.