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Signalement

Dès que le diagnostic de secouement est probable un signalement s’impose (hématome sous dural plurifocal même sans aucune autre lésion rétinienne, cérébrale, cutanée ou osseuse associée et une histoire absente, fluctuante ou incompatible avec les lésions ou l’âge de l’enfant). Le signalement ne doit designer directement et indirectement aucun auteur. Une copie en est faite au président du Conseil Général. En l’absence de signalement, l’enfant ne peut bénéficier d’une protection judiciaire, il ne peut y avoir d’enquête pénale, un administrateur ad hoc ne peut être désigné et l’enfant ne pourra bénéficier d’une indemnisation pour faire face aux dépenses dues aux séquelles. Il n’y a aucun risque pour les professionnels à signaler même si le signalement se révèle infondé. En cas de diagnostic possible (hématome sous dural unifocal, et non plurifocal, associé à une histoire absente, fluctuante ou incompatible avec les lésions ou l’âge de l’enfant) une transmission d’informations préoccupante peut être faite a la CRIP.
« Quelles suites donner selon la probabilité diagnostique ?

Deux hypothèses sont envisagées :
le diagnostic de secouement est hautement probable voire certain, ou probable ;
le diagnostic de secouement est possible.
Un ensemble de recommandations pratiques est exposé ensuite.

  • Première hypothèse : le diagnostic de secouement est hautement probable voire certain, ou probable

    L’enfant doit être protégé et ses droits en tant que victime doivent être préservés.

    Faut-il signaler ? Dans quels objectifs ?

    Le terme de signalement est réservé à toute transmission au procureur de la République concernant la situation d’un enfant en danger ou susceptible de l’être. Le signalement au procureur de la République, avec copie au président du conseil général, s’impose. Est ainsi déclenchée une double procédure, civile pour protéger l’enfant sans délai et pénale puisqu’il s’agit d’une infraction.

    Se concerter avant de signaler

    Une première réunion d’au moins 2 professionnels doit avoir lieu sans délai et faire l’objet d’un compte rendu. Un signalement peut ainsi être fait sans retard. Une évaluation médico-psycho-sociale plus complète sera faite dans un 2ème temps.

    Quelles procédures font suite au signalement ?

    La procédure civile
    Le procureur de la République peut délivrer une ordonnance de placement provisoire (OPP), ce qui permet la protection immédiate de l’enfant et d’éviter que les parents puissent reprendre l’enfant (mise en péril de l’enfant en cas de retour immédiat au domicile). Cette décision sans appel est valable 8 jours, pendant lesquels le juge des enfants peut être saisi. Celui-ci statue dans les 15 jours après sa saisine, après avoir convoqué les détenteurs de l’autorité parentale ; il peut prolonger la mesure de protection de l’enfant, prononcer une mesure de placement (susceptible d’appel par les parents) ou mettre en place d’autres mesures d’assistance éducative.

    La procédure pénale
    La saisine du procureur de la République permet de déclencher sans délai une enquête pénale, de rechercher le ou les auteurs et de les poursuivre éventuellement. En cas de décès et d’obstacle à l’inhumation, une autopsie médico-légale peut être ordonnée par le procureur.

    Qui peut signaler ?

    Toute personne ayant connaissance de mauvais traitements sur mineur, toute personne exerçant dans un établissement public ou privé ayant connaissance de la situation de mineur en danger ou susceptible de l’être, toute autorité publique ou tout fonctionnaire amené à connaître dans l’exercice de ses fonctions un crime ou un délit, doit aviser sans délai l’autorité compétente.

    Il importe de se référer aux articles 226-13 et 226-14 du Code pénal qui définissent le secret professionnel. Les autres articles importants du Code pénal, du Code de l’action sociale et des familles, du Code de procédure pénale, du Code de déontologie médicale (article 44), sont détaillés dans le rapport d’orientation de l’audition publique.

    À qui signaler ?

    Le secouement revêt un caractère de gravité qui justifie la saisine directe du procureur de la République au titre de la protection de l’enfant. Le signalement se justifie également parce qu’il s’agit d’une infraction pénale.

    Le procureur de la République peut délivrer une OPP, engager l’enquête pénale, nommer un administrateur ad hoc. Il peut aussi saisir la cellule de recueil, de traitement et d’évaluation des informations préoccupantes (CRIP) (voir ici le rapport HAS p20 5.2.1).

    Quel est le contenu d’un signalement ?

    Le signalement n’est pas défini juridiquement. Il n’existe aucun texte légal ou réglementaire précisant le contenu du signalement et les modalités de transmission au procureur de la République.

    Cependant, un certain nombre de règles doivent être respectées pour établir un écrit objectif :

    • en aucun cas, la personne qui signale ne peut nommément mettre en cause ou viser une personne comme auteur de faits susceptibles de recevoir une qualification pénale ;

    il importe de bien séparer les faits constatés et les propos rapportés, de toujours préciser l’origine des informations (propos des parents, du travailleur social, etc.) afin notamment de lever toute ambiguïté pour le destinataire, d’utiliser le conditionnel, le style indirect ou de mettre les propos rapportés entre guillemets.

    Le contenu du signalement peut être le suivant.

    Mentions indispensables :

    • nom et adresse du destinataire ;
    • nom, qualité et adresse professionnelle du (des) rédacteur(s) ;
    • nom, adresse, numéro de téléphone des parents ;
    • description chronologique des faits concernant le mineur ;
    • constat médical initial avec résultats des principaux examens complémentaires et hypothèses sur l’origine des lésions ; si le certificat médical initial est joint, il est indépendant du rapport de signalement ;
    • mention relative à la gravité de la situation justifiant l’envoi direct au parquet ;
    • précisions sur le suivi immédiat envisagé par le médecin ou l’équipe médicale; • date, signature(s).

    Ajouter dans la mesure du possible (en complément du signalement initial) :

    • renseignements administratifs détaillés concernant la famille : composition, âges, professions, etc. ;
    • modes de garde de l’enfant : parents, nourrice, crèche, autre(s) personne(s) ;
    • explications fournies par l’entourage sur les lésions constatées et compatibilité entre les explications et les constatations médicales ;
    • contacts déjà pris en mentionnant les noms, qualités et adresses des autres professionnels éventuellement contactés ou impliqués (PMI, crèche, halte-garderie, etc.).

    Il est recommandé que chaque établissement hospitalier définisse la procédure à suivre par son personnel en cas de signalement au procureur de la République concernant les cas d’enfants victimes de secouement. Les consignes suivantes peuvent être retenues :

    • établir un document cosigné par le médecin hospitalier en charge de l’enfant et par l’assistant de service social, et éventuellement complété par le psychologue ou le psychiatre qui s’est entretenu avec la famille ;
    • lorsqu’une protection immédiate de l’enfant apparaît nécessaire, il est recommandé de contacter le procureur de la République par téléphone, puis de confirmer le signalement par écrit de la manière suivante :
    • adresser le signalement simultanément par télécopie et par lettre recommandée avec accusé de réception, en conservant un double dans le dossier hospitalier,
    • adresser une copie au président du conseil général conformément à l’article L. 226-4 du Code de l’action sociale et des familles. Il est recommandé de demander dans le signalement que des informations sur les suites données par le procureur de la République soient fournies au(x) rédacteur(s).

    Quand signaler ?

    Il y a lieu de signaler dans les meilleurs délais pour protéger immédiatement l’enfant et pour ne pas compromettre l’enquête pénale. Plus le signalement se situe près des faits, plus l’enquête pénale sera efficace rapidement. Cela ne dispense toutefois pas d’une réflexion collégiale, toujours indispensable, qui permet de compléter le signalement.

    Quelles sont les conséquences pour l’enfant du non-signalement ?

    L’enfant ne peut bénéficier d’une protection judiciaire que si le procureur de la République est saisi ; l’enquête pénale, une indemnisation ultérieure et la désignation d’un administrateur ad hoc dépendent également de ce signalement.

    Quels sont les risques pour les professionnels qui ne signalent pas ?

    Pour le médecin

    Pour le médecin, l’article 44 du Code de déontologie médicale impose, sauf circonstances particulières qu’il apprécie en conscience, d’alerter les autorités judiciaires, médicales ou administratives en cas de sévices ou privation sur un mineur de 15 ans. En cas de sévice grave, c’est le signalement qui est préconisé par le conseil de l’ordre des médecins Si le médecin n’alerte aucune de ces autorités, il s’expose aux sanctions de l’art. 223-6 du Code pénal.

    Le fait que cette obligation soit assortie d’une clause de conscience n’en supprime nullement le caractère impératif, ce qui impose au médecin d’avoir à s’expliquer sur les circonstances particulières qui l’ont amené à ne pas alerter les autorités. Le médecin qui invoque la clause de conscience doit veiller toutefois à ce que des mesures de protection efficaces soient mises en place afin d’éviter la répétition du secouement ou de violences faites à l’enfant.

    En cas de décès, si le secouement paraît hautement probable, le médecin qui délivre le certificat de décès doit mentionner que ce décès pose des problèmes médico-légaux, faute de quoi il s’exposerait à des sanctions pénales pour infraction de faux et à des sanctions disciplinaires.

    Pour les autres professionnels

    Les personnes soumises au secret professionnel peuvent ou non ne pas dénoncer des crimes et mauvais traitements, mais ont en tout cas une obligation de porter assistance à personne en péril.

    Quels sont les risques pour les professionnels qui signalent ?

    Il n’y a pas de risque hors le cas où le signalement serait assimilé à une dénonciation calomnieuse, c’est-à-dire s’il peut être prouvé que son rédacteur a agi de mauvaise foi, avec l’intention de nuire. Le dernier alinéa de l’article 226-14 du Code pénal dispose que « le signalement aux autorités compétentes effectué dans les conditions prévues au présent article ne peut faire l’objet d’aucune sanction disciplinaire ».

    Quelles informations donner aux parents ? Quels sont leurs droits ?

    L’équipe hospitalière doit concilier le besoin de dialogue et l’obligation d’information des parents avec l’efficacité de l’enquête.

    Les parents doivent être informés du signalement sauf si cela est contraire à l’intérêt de l’enfant, ainsi que de la possibilité de porter plainte contre X s’ils ne nient pas le secouement, mais l’attribuent à une autre personne.
    Le signalement fait partie du dossier judiciaire et non du dossier médical, et ne peut être communiqué aux parents que par l’autorité judiciaire.

    Quelles informations donner aux autres professionnels de l’équipe hospitalière et aux professionnels extérieurs ?

    Les informations communiquées à l’intérieur de l’équipe de soin doivent se limiter à ce qui est strictement nécessaire à chaque professionnel en vue d’établir le diagnostic ou d’assurer les soins ou l’évaluation pluridisciplinaire de la situation ou la protection de l’enfant.

    L’obligation de secret quant aux informations communiquées s’applique, au-delà des membres du personnel, à toutes les personnes en relation, de par leurs activités, avec les établissements de santé (association d’aide aux malades, bénévoles, par exemple).

    En ce qui concerne les professionnels extérieurs à l’établissement hospitalier, parmi lesquels les professionnels médico-sociaux, il importe que leur soient communiquées les informations qui leur sont nécessaires dans le cadre de leur mission, à des fins de protection, qu’il s’agisse d’évaluer la situation, de décider d’une protection, de prendre en charge ou d’assurer le suivi de l’enfant.

    Quel retour donner aux professionnels suite au signalement ?

    Le parquet doit informer en retour le professionnel qui a fait le signalement des suites données : enquête pénale en cours, saisine d’un juge des enfants, etc. Il est recommandé qu’une fiche navette soit établie entre le parquet et la personne qui a signalé.

    Quelles suites le procureur de la République peut-il donner à un signalement ?

    Un signalement transmis au parquet peut donner lieu à l’ouverture d’un dossier d’assistance éducative et/ou à l’ouverture d’une enquête pénale. Deux procédures parallèles et complémentaires peuvent donc être diligentées. Parallèlement, un administrateur ad hoc peut être désigné.

    L’administrateur ad hoc peut être désigné par le procureur de la République, le juge d’instruction, le juge des enfants, la juridiction saisie de l’infraction pénale, le juge des tutelles.

    L’administrateur ad hoc a une mission juridique et un rôle de référent et d’accompagnateur. Il est indépendant vis-à-vis du juge et des parents, mais il doit tenir le juge informé des grandes phases de la procédure et de l’accomplissement de sa mission. L’administrateur ad hoc peut saisir d’emblée la commission d’indemnisation des victimes d’infraction pénale (CIVI), sans attendre l’issue de la procédure judiciaire.

    Enquête pénale
    Elle est confiée à un service de police ou de gendarmerie, le plus souvent spécialisé (brigade spécialisée des mineurs) sous le contrôle du parquet. Les membres de l’équipe hospitalière et les professionnels au contact de la famille peuvent être auditionnés. Ils doivent dire et communiquer les éléments qu’ils connaissent pour les besoins de l’enquête. Le personnel hospitalier et les travailleurs sociaux ne peuvent opposer le secret professionnel à un officier de police judiciaire qui instrumente sous la direction et le contrôle d’une autorité judiciaire. Si le médecin reçoit une réquisition dans le cadre d’une enquête préliminaire, il peut communiquer les éléments qu’il connaît, mais n’est pas obligé de le faire, il peut se retrancher derrière le secret professionnel.

    En cours d’enquête ou d’instruction, le dossier médical peut être saisi. Cette procédure doit respecter un formalisme indispensable à la préservation du secret médical. Il importe que les experts qui interviennent lors de l’ouverture d’une information soient compétents dans le domaine concerné : pédiatrie, ophtalmologie, neurologie, médecine physique et réadaptation, radiologie, voire biomécanique.

    Suites de l’enquête pénale
    L’affaire peut

    • être classée sans suite si l’infraction n’a pas été établie par manque de preuves, ou parce qu’elle n’a pu être imputée à quiconque ;
    • donner lieu à une ouverture d’information, à la fin de laquelle le dossier peut faire l’objet d’un non-lieu ou bien d’un renvoi devant le tribunal correctionnel (en cas de qualification délictuelle de l’infraction) ou devant la cour d’assises (si qualification criminelle).

    Ouverture d’un dossier d’assistance éducative
    Le juge des enfants, s’il est saisi, ordonne généralement une investigation et orientation éducative (IOE) avec une échéance de 6 mois (avec éventuellement placement immédiat de l’enfant), et peut décider ensuite soit une action éducative en milieu ouvert (AEMO), soit un placement de l’enfant en structure ou famille d’accueil. Si le principe de la présomption d’innocence conduit, en cas de doute sur l’intention du préjudice ou sur l’identification de l’auteur des violences, à ne pas donner de suite sur le plan pénal, cela ne doit évidemment pas faire obstacle à la protection de l’enfant.

    Quelles sont les qualifications pénales et les peines encourues par les auteurs ?

    • Il n’existe pas de qualification pénale spécifique pour le secouement, mais celui-ci constitue dans tous les cas une infraction. Sont utilisées les qualifications pénales relatives aux violences involontaires ou volontaires avec circonstances aggravantes. Il convient de dissocier la volonté de l’acte de secouement de la volonté des conséquences de l’acte : le secouement ne peut être qualifié d’acte involontaire.
    • Le législateur a marqué de façon extrêmement nette, par l’importance des peines encourues, la sanction attachée à toute violence infligée à un mineur de 15 ans par un ascendant (les parents légitimes, naturels, ou adoptifs, les grands-parents si l’enfant leur a été confié) ou une personne ayant autorité sur lui (la nourrice, le mari ou concubin de celle-ci, ou un éventuel concubin de l’un des parents, ou encore toute personne qui a reçu mission de garder l’enfant). Le détail des peines encourues figure dans le rapport d’orientation.
    • A côté de l’auteur principal, d’autres personnes dans l’environnement de l’enfant peuvent être poursuivies pour n’avoir pas empêché un crime ou un délit contre l’enfant, ou pour non-assistance à personne en danger, ou pour, étant un ascendant ou une personne ayant autorité, avoir privé celui-ci de soins au point de compromettre sa santé.
    • Des peines complémentaires peuvent être prononcées : par exemple interdiction temporaire ou définitive faite à la personne chargée de garder l’enfant d’exercer son activité professionnelle.

    Quelles sont les conditions nécessaires à l’indemnisation de la victime ?

    Une indemnisation est possible dès lors que le secouement est retenu.

    Il est donc important qu’il le soit, même si l’auteur n’est pas identifié. Le signalement à l’autorité judiciaire est indispensable pour ouvrir la possibilité d’une indemnisation au long cours pour l’enfant qui a été victime d’un secouement. La nomination d’un administrateur ad hoc pallie le fait que l’enfant n’a pas de capacité juridique.

    L’existence de la CIVI est essentielle, que l’auteur des faits soit impécunieux ou qu’il n’ait pas été identifié. LA CIVI peut être saisie d’emblée, ou dans un délai de 3 ans à compter de la date de l’infraction, ou dans l’année suivant la décision judiciaire ayant définitivement statué sur l’action publique ou sur l’action civile engagée devant la juridiction répressive. La victime a jusqu’à son 21e anniversaire pour saisir la CIVI.

  • Deuxième hypothèse : le diagnostic du secouement est possible.

    Dans l’hypothèse où le diagnostic du secouement est possible, l’équipe hospitalière doit s’interroger à propos de la situation de l’enfant : son retour chez lui pose-t-il la question d’un risque de danger ? L’enfant a-t-il besoin d’une protection ?

    Faut-il signaler ou transmettre une information préoccupante ?

    L’article L. 226-3 du Code de l’action sociale et des familles modifié par la loi 2007-293 du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance précise que « Le président du conseil général est chargé du recueil, du traitement et de l’évaluation, à tout moment et quelle qu’en soit l’origine, des informations préoccupantes relatives aux mineurs en danger ou qui risquent de l’être. Le représentant de l’État et l’autorité judiciaire lui apportent leur concours. Des protocoles sont établis pour déterminer les modalités de participation de l’État, de l’autorité judiciaire, des partenaires institutionnels, la collaboration des associations. »

    Dans cette hypothèse, l’équipe hospitalière transmet une information préoccupante à la cellule départementale de recueil, de traitement et d’évaluation des informations préoccupantes (désignée CRIP dans la plupart des départements) conformément à l’article L. 226-3 du Code de l’action sociale et des familles.

    Pourquoi transmettre une information préoccupante ?

    La saisine de la CRIP permet de se prononcer sur la nécessité de la protection du nourrisson. La CRIP peut compléter l’évaluation hospitalière, décider d’évaluer la situation, transmettre immédiatement ou secondairement au procureur de la République, proposer une protection administrative.

    Quelle information donner aux parents en cas de transmission d’une information préoccupante ?

    Les parents doivent être informés de la transmission d’une information préoccupante concernant leur enfant, sauf si cela est contraire à l’intérêt de l’enfant.

    La protection administrative de l’enfant

    Le président du conseil général peut la mettre en œuvre avec l’accord des parents. Il saisit le procureur de la République si les parents la refusent ou si elle est insuffisante pour protéger l’enfant.

    L’accompagnement des parents

    Si la protection de l’enfant n’apparaît pas nécessaire, mais qu’apparaisse un besoin d’aide et d’accompagnement, des actions de soutien à la parentalité peuvent être envisagées. Le recours à des professionnels de la protection maternelle et infantile, notamment par des visites à domicile, doit être envisagé. Les « lieux d’accueil enfants-parents » au sein desquels pourra s’améliorer ou se construire la relation enfant-parent sont des réponses à privilégier. »

    Recommandation de la commission d’audition publique